L’essentiel
- Le stress est utile à court terme, mais il use le corps quand il devient chronique.
- Il pèse sur le sommeil, l’énergie et les habitudes de vie.
- Le sport de haut niveau comme le quotidien d’un actif sont concernés.
- Forge propose des protocoles et une cure pour retrouver équilibre et retour au calme.
Le stress : une réponse utile… jusqu’à un certain point.
Le stress possède deux facettes : lorsqu’il est confronté à une contrainte, à une urgence ou à un effort, le corps mobilise naturellement de l’énergie : le rythme cardiaque augmente, l’attention se resserre sur l’objet de notre stress tandis que certaines fonctions passent au second plan. À court terme, le stress a son utilité puisqu’il permet au corps de mobiliser certaines ressources pour répondre aux problématiques qui s’imposent à lui : il augmente la vigilance, prépare le corps à l’action et peut soutenir la performance lorsqu’il reste ponctuel et adapté à la situation.
Lorsqu’il trouve sa source dans des aspects répétitifs de notre quotidien (charge mentale, hyperconnexion, pression professionnelle…), le stress perd cette capacité à soutenir les efforts physiques et mentaux demandés en puisant trop profondément dans les réserves du corps et de l’esprit. Cette expérience du stress n’apparaît pas comme une situation marginale en France : selon l’Observatoire du stress 2025, 59 % des Français déclarent ressentir du stress et 43 % estiment que le niveau de stress ressenti a augmenté au cours des trois dernières années.
Face à ces données, de récents travaux scientifiques rappellent qu’une accumulation de stress serait liée, sous certaines conditions, à une dégradation de certains indicateurs de santé mentale et physique. Une méta-analyse publiée dans The American Journal of Cardiology a par exemple associé un niveau élevé de stress perçu à une augmentation modérée du risque d’événement coronarien, sans pour autant faire du stress une cause unique et directe. D’autres revues1 scientifiques élargissent ce constat : la notion de charge allostatique décrit l’usure progressive liée à l’accumulation de contraintes physiologiques et mentales. Ces contraintes peuvent jouer sur nos capacités à bénéficier d’un sommeil réparateur, à trouver de l’énergie pour prendre soin de soi, à pratiquer une activité sportive ou à adopter une alimentation équilibrée. Certains travaux ont, par exemple, étudié les associations entre stress perçu, obésité viscérale et paramètres métaboliques.2
L’intérêt de ces articles n’est pas d’alimenter la peur, mais de rappeler que le stress prolongé peut avoir de nombreuses ramifications qui impactent à la fois notre corps, notre psychisme et nos habitudes de vie.3
Modes d’adaptation et signes du stress.
Les signes du stress sont multiples et ne s’expriment pas de la même manière chez tout le monde : irritabilité, sensation d’être débordé, difficultés de concentration, fatigue émotionnelle, sommeil perturbé, tensions corporelles ou baisse d’énergie.
Une enquête menée auprès de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris par le CRSSA et la cellule médico-psychologique de la BSPP a étudié l’impact des situations stressantes sur le bien- être physique, psychique et social des sapeurs-pompiers. L’étude distingue notamment des facteurs opérationnels, liés aux interventions, et des facteurs organisationnels, liés au rythme ou aux conditions de travail. Elle montre que le stress perçu se traduit généralement par de l’anxiété et de l’insomnie.4
Chez un sportif de haut niveau, le stress peut être lié à la compétition, aux attentes extérieures, à la répétition des entraînements, aux blessures ou à la nécessité de maintenir un niveau élevé. Il peut devenir un facteur limitant et prendre la forme d’un sommeil perturbé avant un événement, d’une difficulté à récupérer entre deux efforts, d’une perte de lucidité ou d’un sentiment de surcharge mentale. La réponse ne consiste pas à supprimer cette pression, puisqu’elle fait partie du cadre imposé par le sport de haut niveau, mais plutôt à la canaliser. Erling Haaland expliquait par exemple dans une interview à British GQ utiliser la méditation pour mieux appréhender certaines pensées liées au stress, tout en présentant le sommeil comme un élément central de son équilibre. Cet exemple reste une pratique individuelle, mais il illustre la place prise par les routines mentales dans certains environnements de performance.5
Chez un actif qui ne pratique pas de sport, le stress prend souvent une autre forme : journées longues, sédentarité, fatigue mentale, difficulté à couper après le travail. Le corps reste sous tension sans parvenir à se relâcher complètement. Le stress s’accumule de manière diffuse, avec une sensation de fatigue constante, des troubles du sommeil et une baisse d’énergie qui impacte l’activité physique ou l’alimentation.
Chez Forge, des protocoles pour reprendre le contrôle de son stress.
Chez Forge, la gestion du stress s’inscrit dans une approche globale du mieux-être. L’objectif n’est pas de promettre sa disparition totale, puisqu’il ne constitue pas, en soi, une anomalie. L’enjeu est plutôt d’aider chacun à mieux reconnaître les signaux générés par un stress trop intense, à comprendre ses effets et à mobiliser des pratiques adaptées pour se sentir plus en contrôle de son stress.
Parmi les pratiques qui favorisent un retour au calme en période de stress, on trouve notamment la respiration lente et le biofeedback HRV. Une revue systématique avec méta-analyse publiée dans Neuroscience & Biobehavioral Reviews montre par exemple que la respiration lente volontaire peut augmenter certains paramètres de variabilité de la fréquence cardiaque, associés à la régulation du système nerveux autonome. Une autre méta-analyse, publiée dans Psychological Medicine, rapporte que l’entraînement par biofeedback HRV est associé à une réduction du stress et de l’anxiété auto-déclarés. Adaptées en séances à la carte chez Forge, ces pratiques peuvent être découvertes de manière ciblée lorsque des besoins ponctuels de retour au calme se font ressentir.6
Lorsque le stress fait partie du mode de vie d’une personne, il peut impacter une dimension essentielle de notre mieux-être : le sommeil. Stress et sommeil entretiennent souvent une relation circulaire : plus les journées sont tendues, plus l’endormissement ou la qualité du sommeil peuvent être perturbés. Moins le sommeil est réparateur, plus notre tolérance au stress peut diminuer. Une récente étude consacrée au stress professionnel et à la qualité du sommeil observe que des niveaux élevés de stress au travail et une mauvaise qualité de sommeil coexistent fréquemment, avec des résultats variables selon les populations et les méthodes utilisées.7
Face à ce constat, l’équipe Forge a développé différentes formules centrées sur le sommeil pour s’adapter aux besoins de chacun. Lorsque la fatigue, le sommeil fragile ou la difficulté à relâcher s’installent dans le temps, le Protocole Régulation offre un cadre plus progressif et régulier pour travailler ensemble sur la récupération, le retour au calme et l’équilibre au quotidien. Notre accompagnement associe des pratiques comme le contraste, la neuro-régulation et la respiration à des activités physiques comme le Pilates.
Enfin, il était essentiel pour Forge de proposer un véritable cadre de déconnexion qui puisse s’établir sur un temps long, propice à un lâcher-prise en profondeur. La cure Sommeil et Stress, pensée comme un véritable séjour installé sur 5 semaines, propose un cadre immersif complet.
Mieux gérer le stress ne signifie pas vivre sans pression. Cela signifie mieux accompagner les phases de tension et de retour au calme. C’est dans cette capacité à préserver ses ressources, jour après jour, que s’inscrit l’approche de régénération portée par Forge.
Sources
- Richardson, S., Shaffer, J. A., Falzon, L., Krupka, D., Davidson, K. W., & Edmondson, D. (2012). Meta-analysis of perceived stress and its association with incident coronary heart disease. The American Journal of Cardiology, 110(12), 1711-1716. https://doi.org/10.1016/j.amjcard.2012.08.004
- Suvarna, B., Suvarna, A., Phillips, R., Juster, R.-P., McDermott, B., & Sarnyai, Z. (2020). Health risk behaviours and allostatic load: A systematic review. Neuroscience & Biobehavioral Reviews, 108, 694-711. https://doi.org/10.1016/j.neubiorev.2019.12.020
- Guidi, J., Lucente, M., Sonino, N., & Fava, G. A. (2021). Allostatic Load and Its Impact on Health: A Systematic Review. Psychotherapy and Psychosomatics, 90(1), 11-27. https:// doi.org/10.1159/000510696
- Lavillunière, N., Leifflen, D., & Arvers, P. (2009). Stress et santé au travail chez les sapeurs- pompiers de Paris. Réanoxyo, 25(3), 90-93.
- Franklin-Wallis, O. (2023, 17 janvier). Erling Haaland is football’s Norse god. British GQ. https://www.gq-magazine.co.uk/lifestyle/article/erling-haaland-interview-2023
- Laborde, S., Allen, M. S., Borges, U., Dosseville, F., Hosang, T. J., Iskra, M., Mosley, E., Salvotti, C., Spolverato, L., Zammit, N., & Javelle, F. (2022). Effects of voluntary slow breathing on heart rate and heart rate variability: A systematic review and a meta-analysis. Neuroscience & Biobehavioral Reviews, 138, 104711. https://doi.org/10.1016/j.neubiorev.2022.104711
- Mao, Y., Raju, G., & Zabidi, M. A. (2023). Association Between Occupational Stress and Sleep Quality: A Systematic Review. Nature and Science of Sleep, 15, 931-947. https://doi.org/10.2147/NSS.S431442



